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Des étudiantes en Éducation spécialisée partagent leur expérience interculturelle en Équateur (témoignage complet)

Aéroport

Des étudiantes en Éducation spécialisée ont réalisé un projet d’immersion interculturelle en Équateur, à Las Tunas, de la fin du mois de mai au début juin. Cette expérience fut vécue dans le cadre du cours de Relations Interculturelles. Accompagnées de Marie-Ève Jean et Gyslain Hébert, enseignante et enseignant de la technique, les 7 étudiantes ont ensuite rédigé un texte relatant de leur expérience. Lisez le témoignage de Léa-Jade Fortin, Fléchelle Foisy, Celeste Idalia Lemus Caceras, Océane St-Jean, Mégane Gallant, Camille Dion et Rosalie Gaudet!

« Dès le début de cette aventure, au mois de septembre 2022, nous étions convaincues de notre choix, bien informées et donc responsabilisées pour la suite des choses. Cependant, nous étions sur un terrain rempli d’inconnus. Nous avons eu la chance d’avoir de la préparation et des formations pré-départ durant la session d’hiver 2023, ce qui nous a permis de développer par la suite une plus grande confiance face au projet.

Quelques mois ont passé et arrive la fin de session d’hiver! Nous sommes enfin prêtes à partir! Nous sommes davantage informées à propos de l’expérience que nous nous apprêtons à vivre, alors nous avions tout simplement hâte de solidifier nos liens dans le groupe et de vivre ce projet ENSEMBLE.

Nous sommes arrivés à Guayaquil en toute confiance en ne sachant pas où diriger notre regard. Tellement de choses nouvelles se présentaient à nous. En revanche, nous n’étions pas encore dans l’expérience d’immersion interculturelle, étant davantage dans une routine de tourisme. À ce moment du projet, nous n’étions pas dépaysés pour l’instant. Les deux journées passées à Guayaquil nous ont aussi servi à nous rassurer pour la suite des choses en sachant ce que nous allions faire durant notre séjour. Nous avons eu des cours d’espagnol et des séances de préparation à la vie en famille d’accueil. Nous avons profité aussi de ces moments pour consolider les liens entre nous.

Finalement, nous expérimentons l’arrivée dans les villages et les familles d’accueil aux familles. Nous sommes immédiatement déboussolées. Tout se passe très vite : l’arrivée, l’installation dans la maison, les présentations. Sans l’accompagnement de la partenaire de classe avec qui on était jumelée, nous étions complètement sans repère. Le premier souper de famille était assez particulier étant donné notre présence à leur table et le manque de compréhension des langues distinctes. Pas beaucoup de mots furent dits ou compris, mais un grand accueil de leur part qui nous faisait chaud au cœur.

Et voilà qu’arrive le premier jour de travail dans les écoles ou à la garderie des villages qui nous accueillent. Énormément d’adaptation à faire, mais dès que le premier pas a été fait, nous étions en amour avec notre milieu où nous avions été jumelées. Nous ne savions pas trop par où commencer. Un petit sentiment d’insécurité nous a envahies à certains moments lors de la mise en place de l’organisation de la journée. Toutefois, nous étions très bien accueillies afin de mettre ce sentiment d’insécurité de côté et de plonger dans une tornade d’excitation. Nous avions beaucoup de facteurs compensatoires qui apaisaient notre stress comme notre coéquipière, l’ouverture des adultes qui étaient présentes, l’accueil des enfants dans les classes. Après avoir vécu toutes ces émotions, nous nous sommes rejointes à la garderie pour y peinturer des murales. Tout se passe super bien. Une belle entraide existe entre nous! Plus les jours avancent, plus nous avons de l’aisance dans les animations réalisées dans les écoles ou à la garderie qui nous reçoivent. Nous avons réussi à créer des liens très forts avec les enfants. C’était rendu notre routine d’aller les voir chaque matin. Et l’après-midi, on peinturait des murales à la garderie. Chaque personne a mis un peu de sa personnalité sur cette garderie à travers les différentes murales. Les résultats furent très appréciés par les personnes responsables de la garderie.

Et la fin de semaine fut occupée par des activités différentes. Le samedi, nous avons fait une sortie de groupe. Nous sommes parties sur la mer vers une ile qui se nomme Isla de la Plata. C’était très agréable! Cela nous a permis de passer de beaux moments ensemble et de créer des souvenirs. Nous avons fait une randonnée sur l’ile durant laquelle nous avons fait de l’observation d’oiseaux. Au retour, nous avons eu l’opportunité de faire de la plongée en apnée. Nous avons pu y observer différentes sortes de poissons ainsi que des tortues marines. Toutes ces activités nous ont permis de sortir de nos responsabilités quotidiennes (animation d’activités et peinture des murales) et de nous amuser entre nous. Et la journée du dimanche, c’était la journée avec notre famille d’accueil. Nous avons passé du temps avec nos familles respectives. Cette journée nous a vraiment permis de renforcer le lien que nous avons construit avec eux à travers des activités ou de simples moments de vie.

Toute bonne chose a une fin! Nous devions quitter ces familles qui nous ont si chaleureusement accueillies. Notre départ des villages fut très éprouvant émotionnellement. Nous quittions des gens qui sont devenus chers à nos yeux. Que ce soit notre famille ou les enfants dans nos écoles. Beaucoup de larmes se sont versées. Nous entamons la dernière phase du projet qui s’avère plus touristique.

Pour vivre cette dernière étape, nous avons changé de ville. Nous nous sommes installées à Otavalo. Une ville montagneuse où il fait beaucoup plus froid. Nous avons dû nous adapter à nouveau. La culture de cette ville était très différente de notre village. Nous avions l’impression d’être dans un autre pays. Il était donc très intéressant de voir à quel point la culture peut être différente dans un même pays. Nous en avons appris beaucoup durant ces 3 derniers jours du projet en Équateur.

Épuisées par toutes ces découvertes et les exigences d’un séjour à l’étranger qui demandent à s’adapter constamment, nous étions fières de nous car nous nous sommes investies pleinement dans ce projet. Il est maintenant le temps de rentrer à la maison. »